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Vous traversez une période de crise dans votre couple et vous vous demandez si une thérapie de couple pourrait réellement vous aider.

 

Quand on rencontre une personne, qu’on s’installe avec elle et qu’on crée une famille, les relations entre les partenaires évoluent dans le temps.  

Depuis la découverte, la formation d’un couple, et l’installation où l’on trouve l’autre beau et intéressant jusqu’à ce que la mort nous sépare, chacun des deux partenaires passe par des hauts et des bas qui secouent parfois fort la relation amoureuse.

A tel point qu’il faut parfois, pour sauver sa relation amoureuse, en passer par une thérapie de couple.

     

    1. Quand faire une thérapie de couple ?

    a. Les disputes et les crises de couple 

      La crise, c’est ce moment, pendant ou après un évènement important, qui vient réinterroger le sens de notre union. “Qu’est-ce que l’on fait ensemble ?” “Pourquoi je reste avec lui/elle ?”

      L’arrivée d’un enfant, un déménagement, un mariage, le départ d’un enfant de la maison, la constitution d’une famille recomposée, le départ en retraite sont des événements qui secouent l’identité de l’un ou des 2 membres du couple.

      Ces grands événements, même positifs, font évoluer les personnes dans leur identité. 

      Ce sont aussi des évènements plus discrets, plus souterrains, qui remanient l’identité de la personne : un questionnement latent sur le sens de son travail, une charge mentale trop importante (voir : “Comment la charge mentale impacte la relation de couple), voire un burn out (voir: “Comment la charge mentale prédispose au burn out”), une recherche existentielle qui amène à se questionner sur ce qu’est le sens de la vie, …

      La crise de couple intervient quand celui qui est moins concerné par le changement ne reconnaît plus celui qui est en train de remanier son identité, et qui le vit plus ou moins bien. Ou quand celui qui a changé, trouve que l’autre n’a pas évolué, pas grandi.

      b. Les pensées sur votre couple

       Surgissent alors des pensées et des questionnements tels que :

      • « Je ne le/la reconnais pas, qu’est-ce que je fais avec lui/elle ? »
      • « Je ne savais pas qu’il/elle était comme ça (ou qu’il/elle aimait telle ou telle chose) ! Est-ce qu’on se connaît vraiment ? »
      • « Il/elle n’a pas changé depuis que je le/la connais, c’est désespérant. »
      • « Il/elle radote, raconte toujours les mêmes choses, ça n’avance pas. Notre relation ne va nulle part. »

       Toutes ces pensées et questions qui montrent que l’autre est différent de ce que l’on pensait, imaginait ou attendait, et qui vont se traduire par des reproches, des disputes récurrentes.

      thérapie

      c. Comment ça fonctionne, un couple ?

      À l’intérieur d’un couple, on attend souvent de l’autre de la stabilité, une certaine constance dans sa façon d’être avec nous.

      Le besoin de reconnaître l’autre et que celui-ci nous renvoie des qualités, des façons de faire et d’être qui nous rassure et nous valorise fait partie des attentes plus ou moins conscientes des membres du couple vis-à-vis de leur partenaire.

      D’ailleurs, lors de la rencontre amoureuse, chacun des partenaires arrive avec ses représentations de ce qu’est son partenaire idéal, et il s’empresse de plaquer toutes ces représentations sur l’autre qui n’a pas encore eu le temps de s’exprimer sur ce qu’il est, de montrer pleinement sa personnalité.

      La lune de miel

      C’est la phase « lune de miel » ou l’autre est beau et intéressant, plein de toutes les qualités que je cherche tant. C’est surtout la phase où l’autre, par ses mots ou ses actes n’a pas eu le temps de démentir toutes les qualités dont je l’ai paré. La phase où j’interprète ses faits et gestes selon ce que j’attends et projette sur lui.

      La seconde phase, faite de plus de quotidien, permet les réajustements : je perçois un peu mieux l’autre. Je suis surpris(e), déçu(e), frustré(e), car je découvre mieux l’autre dans ce qu’il est. Cependant, l’image que je me fais de mon couple, et les projets que nous avons ensemble permettent, le plus souvent, d’accueillir ces ajustements de la perception.

      Les relations de long terme

      Quand la relation dure et prend un peu de maturité, quand nous nous installons dans le quotidien, nous oublions que chacun évolue lentement ou par à-coups pour s’adapter à l’environnement et aux événements.

      Lorsque le couple, trop happé par le quotidien, n’a pas suffisamment de communication de qualité, par manque de temps et/ou par manque de savoir-faire, s’invite alors un sentiment d’étrangeté vis-à-vis de l’autre. Je ne reconnais plus mon partenaire et cela me déstabilise.

      Ce sentiment d’étrangeté peut devenir insupportable. Il se traduit par :

      • des reproches, des disputes dont on ne saisit pas bien l’objet et qui vont crescendo,
      • du repli de la part du partenaire qui ne comprend plus à qui il a à faire,
      • de l’évitement : une augmentation du temps passé au travail ou dans des activités à l’extérieur du logement commun, par exemple, ou plus de temps passé à lire, à regarder la télé.

      L’évitement et le besoin de se ré-assurer, de sortir de l’incertitude, peut conduire l’un ou l’autre à l’infidélité, la demande d’une séparation ou à la demande d’une thérapie de couple.

      d. Quand demander une thérapie de couple ?

      Quand survient une crise dans le couple.

      La thérapie conjugale permet de prendre du recul sur la situation de crise. Les conjoints, dans le cadre bienveillant du travail thérapeutique, peuvent évoquer leurs difficultés, leur mésentente, et leur mal-être.

      Le praticien, en se positionnant comme médiateur entre les conjoints, permet de clarifier la nature des problèmes conjugaux, et de faire émerger les non-dits au sein du couple en difficulté.

      En effet, dans les moments de crise, le stress augmentant, chacun se raccroche à ses croyances sur lui-même, sur l’autre et sur la relation.

      Les croyances sur le couple

      Évidemment, lorsque l’on sent que la relation va mal, les croyances les plus négatives ressurgissent : “

      • Les croyances sur soi : « de toute façon, tout le monde divorce dans ma famille, je ne ferai pas exception. », « je le savais depuis le début : je ne suis pas assez bien pour lui/elle”,
      • Les croyances sur l’autre : « s’il/elle m’aime, il/elle saura ce qu’il faut faire, comment me parler », « les hommes, ces grands enfants, … », « les femmes, ces éternelles insatisfaites… »
      • Les croyances sur la relation ou la situation : « si on se dispute autant, c’est parce qu’on ne s’aime plus », « il/elle passe plus de temps au travail/à l’extérieur parce qu’il/elle n’a pas envie d’être avec moi. »

      Quand chacun est pris dans ses souffrances et ses croyances, les partenaires ont beau regarder la même scène, ils n’y voient pas du tout la même chose.

      Comme ces deux personnes qui regardent des cerises en train de mûrir, l’une depuis le nord, l’autre depuis le sud. Et il s’en suit un dialogue de sourd sur la date de la cueillette, l’une voyant les cerises rouges et l’autre encore vertes.

      L’intervention d’un tierce-personne qui va travailler avec bienveillance envers chaque membre du couple, dans un cadre qui assure toute confidentialité sur ce qui est dit et neutralité dans ses questions, va permettre de rétablir la communication dans le couple et de trouver un chemin pour aller mieux.

      Ma pratique me permet de vous proposer un cadre de type médiation de couple – médiation familiale.

      Cette méthode de travail, qui se déroule dans une ambiance bienveillante, et qui respecte les règles de déontologie, dont le secret professionnel, vous permettra d’évoquer les thèmes de la vie commune et de son organisation, de la parentalité, de la relation conjugale (intimité, complicité), et de la sexualité.

      Une jeune femme me confiait que, lorsqu’elle avait rencontré son compagnon, elle était très investie dans son travail, et qu’elle était une « maniaque du ménage » (selon ses propres mots).
      A l’arrivée de leur premier enfant, elle a vite été dépassée.
      Et…. Elle s’est mise à développer une énorme colère contre son mari, colère qu’elle n’arrivait pas à exprimer. Elle se demandait « que se passe-t-il ? Comment sauver mon couple ? »

      Quand enfin, réunis avec un tiers bienveillant, elle a pu dire : « je te déteste, tu m’obliges à faire le ménage et à être parfaite avec le bébé ! ».
      Surprise pour elle car sa réponse à lui a été : « j’apprécie quand tu as fait le ménage à fond, c’est tellement agréable, une maison propre. En même temps, si ça n’est pas comme ça tous les jours, ça me va. Ça n’a rien d’important pour moi si la maison n’est pas impeccable chaque jour, nous n’avons pas à vivre dans une maison de magazine, surtout si cela te coûte ta santé et ta joie de vivre. »
      Voilà comment la croyance qu’elle se devait d’être une mère, une épouse, une femme d’intérieur et une professionnelle parfaite a pu sortir de sa vie.

      Cet échange n’a été que le début d’une réorganisation de leur relation (et de la répartition des tâches à la maison).

       

      2. Comment se passe une thérapie de couple ? 

       C’est à ces moments de fragilité du couple qu’il peut être primordial de se faire accompagner.

      a. Le cadre thérapeutique

      La thérapie que je pratique est une thérapie brève. Elle comporte : 2 entretiens individuels (1 avec chacun des partenaires) et 3 séances de couple.

      En premier lieu, le thérapeute de couple pose un cadre qui permet aux 2 partenaires de pouvoir s’exprimer en sécurité et dans le respect des personnes, de contenir les émotions fortes et d’accompagner à comprendre leur sens.

      Le thérapeute va également repérer les dynamiques habituelles du couple et les temporiser pour permettre à un autre équilibre de s’installer.

      Le thérapeute veille notamment à l’équité dans la prise de parole. Si l’un s’exprime beaucoup, de façon virulente, le thérapeute de couple accueillera et identifiera les émotions fortes qui le poussent à ce comportement. Une fois l’un apaisé, il veille à ce que l’autre puisse s’exprimer de façon équitable, pour qu’il soit entendu aussi, dans sa réaction face à l’autre et dans les peurs et les croyances que cela soulève en lui.

      b. Le travail thérapeutique

      Le thérapeute de couple accompagne chacun des 2 membres à aller voir le point de vue de l’autre. Il ne s’agit pas d’y souscrire et de le faire sien. Il s’agit de comprendre où est l’autre quand il s’adresse à moi comme il le fait.

      Ce travail nécessite beaucoup d’empathie de la part du thérapeute qui accompagne également les membres du couple à en retrouver l’un vis-à-vis de l’autre.

      Le thérapeute de couple accompagne ainsi chacun à s’exprimer sur les situations douloureuses, et à comprendre quels sont ses besoins.

      Repérer les besoins de chacun des partenaires, surtout ceux qui ne sont pas nourris, et comment cela crée de la souffrance est un temps important de la thérapie de couple.

      Ce travail permet de repérer les besoins en commun entre les partenaires, et d’identifier par quelles stratégies ils sont nourris pour l’instant (et combien souvent, cette stratégie n’est pas comprise, pas vue par l’autre).

      Tout ce travail de repérage permet ensuite de décider ensemble quels besoins les partenaires acceptent de nourrir dans le couple et quelle stratégie adopter pour que ces besoins soient bien nourris. Ils décident également de la part de liberté qu’ils s’accordent pour nourrir leurs besoins individuels, allégeant ainsi la relation amoureuse d’attentes irréalistes.

       

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      3. Et finalement, à quoi ça sert, une thérapie de couple ?

       

      Quand les échanges de point de vue ont été faits sur toutes les thématiques qui font conflit entre les partenaires, que les besoins sont clairement identifiés, le thérapeute aide le couple à identifier ce qu’il souhaite vivre pour la suite. 

      L’objectif est de redéfinir le “contrat moral” du couple et ses projets communs : un contrat qui tient compte des besoins découverts au cours de la thérapie conjugale.

      Parfois, cette redéfinition passe par une séparation, un divorce. Et dans ce cas, le thérapeute de couple accompagne à définir les termes de cette séparation. Ce travail, s’il peut sembler inutile, permet aux partenaires de quitter la relation de façon apaisée sur le plan émotionnel. Cela facilite l’organisation concrète de la séparation (déménagement, garde partagée), la procédure de divorce et garantit la persistance d’une certaine qualité relationnelle sur le long terme.

      Ce travail prépare aussi en douceur la période de deuil qui va suivre en mettant de la clarté sur l’impossibilité partagée de poursuivre ensemble. 

      La plupart du temps, le travail de redéfinition du contrat de couple permet de ré-intégrer les identités renouvelées des membres du couple, de raviver et réinventer la complicité et l’intimité du couple, de redéfinir les activités communes, les espaces personnels de chacun et les conditions d’un nouvel équilibre. 

      Une façon d’alléger la relation des attentes irréalistes, de la rendre mature et de lui rendre toute sa saveur.

      Une formidable opportunité de redonner du souffle à sa vie de couple et sa vie amoureuse.

       

      Pour comprendre comment améliorer la qualité de ses relations au sein de son couple, vous pouvez regarder la vidéo de Thomas d’Ansembourg: “Ré-enchanter le couple”